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Austo tolit cetero ea eam, at atqui soleat moderatiu usu, vis ut illud putent corumpi. At wisi euripidi duo, vim vide omnies reformida. Populis inimi noluise mea.

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La créatrice

Artiste, Herboriste, Distillatrice

Mon parcours est assez éclectique, et je ne fais pas partie de ces personnes qui ont eu la chance d’aller cueillir des plantes médicinales avec leur grand-mère et de concocter de bonnes recettes… Mais j’ai par contre toujours eu cette sensibilité particulière à prendre soin de la vie, me sentant rapidement touchée par cette délicate fragilité que nous portons tous en chacun de nous.

A l’origine, je suis diplômée en Art Plastique (dessin, peinture) et Photographie (argentique principalement) depuis 2006. Artiste depuis l’enfance, aventurière et amoureuse de la nature, je suis restée plusieurs années nomade, voyageant avec mon sac à dos, rencontrant différentes façons de vivre, et ayant vécue dans différentes communautés de quelques semaines à plusieurs mois. J’ai eu la chance de découvrir des lieux insoupçonnés, et des personnes encore plus incroyables. Tout au long de mon parcours j’ai rencontré autant de passionnés de nature et de plantes médicinales, que d’artistes et êtres humains fous et sages à la fois !

En 2008, j’ai suivi une première formation d’herboristerie à l’EFP de Bruxelles, mais je n’ai pas accroché avec le statut assez réducteur que l’on accorde aux herboristes aujourd’hui, à savoir des commerçants (bien qu’actuellement, c’est peut-être en train de changer…). Je n’ai pas terminé cette formation et j’ai donc poursuivis en autodidacte, tout en continuant ma vie nomade. A travers tous ces voyages, il m’a fallut retrouver un ancrage intérieur, que j’ai finalement rencontré petit à petit à travers la danse, qui a toujours été l’une de mes plus grandes passions. J’ai commencé à pratiquer plus sérieusement seulement en 2009 en expérimentant beaucoup de formes différentes, mais je n’arrivais pas à réunir mon besoin de technique, de rigueur et de discipline avec ma quête intérieure, ma poésie, et cette sensation d’amour, de joie, de liberté qui me traversait lorsque je dansais simplement librement.

Après un éprouvant voyage en Asie en 2013, qui m’a clairement demandé de me poser et de laisser grandir mes racines, j’ai trouvé une stabilité à travers mon désir d’étudier au sein de l’école Danza Duende fondée par Yumma Mudra, et c’est en février 2013 avec la venue de Michel Raji et la Chorésophie que j’ai senti enfin un axe intérieur sur lequel je pouvais m’accrocher.

La danse est devenue mon souffle, et par la pulsation de ce souffle, ma créativité a commencé à se déployer de façon plus harmonieuse, plus concrète, plus confiante. Je me consacre pleinement à cette étude et à danser ma vie, afin de développer la bonté fondamentale au coeur de mon quotidien, comme une offrande de chaque instant. Je n’ai pas particulièrement le désir d’être danseuse professionnelle, mais j’aime me consacrer à cet Art avec autant de passion que si je l’étais. Cette quête à travers la danse est actuellement la base de toutes mes recherches sur le corps et la santé, et comment développer une synergie harmonieuse au sein de la nature, particulièrement à travers les plantes médicinales et la sagesse de leurs messages subtiles.

Tout au long de ce chemin depuis 2008, j’ai également développé une activité de créations textiles en travaillant essentiellement avec des tissus naturels et en explorant la teinture végétale.

Après un voyage en Inde et au Népal, très touchée par notre rapport névrotique envers la nature, j’ai créé “Machii”, se rapportant à la sagesse des hommes et femmes guérisseuses du Chili, travaillant particulièrement avec les plantes médicinales et l’énergie de guérison de la Terre. Machii représente cette médecine de la Terre, sa richesse, sa générosité, ce qu’on pourrait appeler la sagesse dans sa dimension à la fois féminine, intuitive, sensuelle, sauvage, et bienveillante, mais aussi par ses qualités d’accueillir, d’écouter, de sentir, d’offrir généreusement, qui manquent tellement à notre époque. Mais exprimer la richesse de cette médecine inhérente à la nature uniquement à travers la création textile ne me permettait pas de partager pleinement mon désir de reconnecter avec sa profondeur.

J’ai donc choisi d’assumer mon chemin en tant qu’amie des plantes, et d’étendre mon activité de création textile « Machii » à ma passion pour les plantes médicinales, l’herboristerie, les médecines naturelles et toute forme d’alchimie végétale, en refondant tout mon projet et créant ainsi Le jardin alchimique. Actuellement j’ai repris des études d’herboriste afin de valider mes compétences professionnelles au sein de l’école Européenne d’Herboristerie Traditionnelle, où je travaille également sur un projet de fin d’étude portant particulièrement sur les soins à base de plantes dans le traitement des troubles féminins, tels que la ménopause et les menstruations, et de manière générale tout ce qui touche à la féminité.

Je participe régulièrement à de nombreux ateliers sur la médecine des plantes afin de rester toujours ouverte à de nouvelles perspectives, et j’ai également depuis 2016 appris la distillation (d’huiles essentielles et hydrolats particulièrement) auprès de différentes personnes.

Je me suis également très vite passionnée sur les liens qui existent entre les astres, les plantes, et le corps humain, et petit à petit un chemin se dessine entre danse, santé du corps (et de l’esprit) et médecine des plantes. J’ai toujours été amoureuse de la nature et ne pouvant m’empêcher d’amener de la poésie dans toutes les dimensions de ma vie, mon travail à travers cette alchimie végétale rejoint ma passion et ma quête artistique à travers la danse, sans que je puisse encore aujourd’hui le décrire précisément avec des mots. Mais c’est une oeuvre de chaque instant, avec tout ce que la vie peut m’apporter comme expériences et opportunités de grandir.

En 2014, j’ai également pris refuge sur la voie du Bouddhisme tibétain. Petit à petit, j’apprends que la plus belle offrande que nous puissions faire à tous les êtres est de les libérer de nous même et de nos propres tendances égocentriques. J’y étudie également la médecine tibétaine, et j’apprends que le corps ne peut guérir sans que l’on travaille également à assouplir son esprit et élargir la façon dont nous percevons le monde. En tant que bouddhiste, la vie est précieuse, et ce corps humain est précieux, car il nos permet de développer notre sagesse fondamentale. Prendre soin de ce corps à travers la danse et la connaissance des plantes médicinales est pour moi très important, et mon travail est totalement dévoué à ma pratique du Dharma, ces différents aspects de ma vie ne formant qu’un seul souffle, qu’un seul coeur, qu’une seule prière.

PS: Mon nom de famille veut dire “Fleur”, et ma maman est une Rose…

Jardin Alchimique