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Austo tolit cetero ea eam, at atqui soleat moderatiu usu, vis ut illud putent corumpi. At wisi euripidi duo, vim vide omnies reformida. Populis inimi noluise mea.

LE PISSENLIT, CET ALCHIMISTE…

Dans les hautes montagnes, au coeur de l’hiver, un Soleil fleurit sur Terre… Ce rayon de soleil au milieu du manteau de gel de Dame Nature inspire ces quelques mots…

Cette « mauvaise herbe », probablement la plus répandue, est bien connue pour ses vertus médicinales… On utilise la fleur, la tige, les racines… Particulièrement les racines ! Ce sont elles qui seront à l’honneur aujourd’hui !

Commençons par la base… Car c’est bien à la base de la tige que ce trouve ses premières feuilles, dispoées en rosette, bien étalées sur le sol. Ce petit détail a toute son importance, car c’est par cette configuration que les racines vont pouvoir se nourrir. En effet, la racine du pissenlit est assez importane, pivotante et charnue. Elle regorge de trésors dont on parlera plus loin. Cette racine, pour révéler toutes ses vertus, a besoin de beaucoup d’eau pour bien se développer et nous offfrir toute sa richesse. C’est par la disposition de ces feuilles, en rosette à même le sol, légèrement disposée comme un entonnoir que l’eau pourra s’y rassembler et qu’elle pourra s’abreuver.

C’est là toute la force du pissenlit, on veillera donc à ne jamais lui dépouiller totalement de ses feuilles lorsqu’on souhaitera les récolter pour sa cuisine. (d’ailleurs, ses jeunes feuilles sont excellentes, sources de nutriments, elles contiennent 6 à 7 fois plus de vitamine A que la carotte )

Cette eau du ciel, si précieusement récoltée, grâce à cette merveilleuse alchimiste qu’est Mère nature, donnera de belles racines riches en sels minéraux, protéines, tanins, pectine, Inuline… C’est tout une vie qui oeuvre sous terre ! Mais il faut savoir que la composition biochimie varie selon les saisons, et même selon les mois…

Le pissenlit contiendra plus de TARAXINE en hiver (d’où son nom latin « Taraxacum officinalis »). La taraxine est ce qui lui donne son goût amer ( en plus des lactones sesquiterpéniques) , et qui exercera son action détoxifiante sur l’organisme, en stimulant particulièrement les organes à fonction dépurative, comme le foie et les reins. La taraxine active également la sécrétion biliaire pour faciliter la digestion des graisses.

Au printemps, on retrouve encore un taux élevé de taraxine, alors qu’en automne il aura baissé. L’hiver et le printemps sont donc les moments les plus appropriés si c’est action que l’on recherche.

L’INULINE, quand à elle, sera plus présente en été. L’inuline appartient à la classe des fibres alimentaires appelées fructanes. Les fructanes ne sont pas digérées par notre organisme et n’ont donc pas d’impact sur les sucres sanguins. Mais une fois métabolisée par les intestins, l’inuline sera un prébiotique qu peut être intéressant pour la flore intestinale (mais qui peut augmenter la production de gaz: ) )

On comprendra également l’importance de connaître les bons moments de récolte et les propriétés des plantes recherchées… 🍃

Il y aurait tant à dire encore sur cette belle sauvageonne… Mais ce qui me charme le plus, c’est de prendre conscience de son intense activité au niveau de ses racines, sous terre… Elle oeuvre durant des mois, avec patience, au plus sombre d’elle-même, à l’image de ces êtres œuvrant dans les mines, sous la terre, pour y déceler cet Or précieux… Pour nous offrir sa belle quintessence, ce rayon de soleil majestueux au printemps, fort de tout ce qu’elle a accomplit durant des mois… Dans mon coeur, c’est sans nulle doute, une vrai alchimiste, qui a transmuté le plomb en Or ! 🌼

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