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Austo tolit cetero ea eam, at atqui soleat moderatiu usu, vis ut illud putent corumpi. At wisi euripidi duo, vim vide omnies reformida. Populis inimi noluise mea.

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Spagyrie et Alchimie Végétale

Parler de spagyrie n’est pas forcément chose facile, il semblerait qu’il y ait autant de « spagyrie » que de spagyristes… Nous tenterons ici de donner un bref aperçu de la spagyrie, en vous priant de considérer que nos connaissances restent encore très limitées dans ce domaine, et que peu d’informations ont été réellement préservées au fil des temps, laissant place à beaucoup de fantaisie, ce qui ne facilite pas le retour à un savoir authentique et traditionnel. C’est un art merveilleux, et nous ne pouvons que respecter les personnes qui y ont dédiées toute leur vie, et grâce à qui nous avons encore accès à ces connaissances, ainsi que les personnes  qui aujourd’hui continuent à nous partager leurs expériences. De ce fait, nous ne pourrions revendiquer être autre chose que des apprentis en chemin, et sans fausse modestie, assumer que nos connaissances sont très limitées. La définition que nous vous donnons de la spagyrie est celle qui nous est la plus courante d’entendre, et que nous choisissons de vous partager ici afin de clarifier quelque peu notre démarche et notre travail pour ceux qui n’auraient pas la moindre idée de ce dont on parle…

Qu'est-ce que la Spagyrie?

La spagyrie serait une branche plus thérapeutique de l’alchimie, donc plus orientée vers la santé. Beaucoup traduiront la spagyrie comme « alchimie végétale », mais il est possible de rencontrer également d’autres règnes, comme le minéral par exemple.

« Solve et Coagula » dissout et coagule…

Le terme « Spagyrie » nous viendrait de Paracelse, médecin suisse-allemand (1493 à 1541). Du grec « Spao », Séparer, et « Ageiro », Réunir, la spagyrie se définit donc comme « l’ art de séparer les constituants d’un corps pour ensuite les rassembler » en vue de réaliser une quintessence, libérée des vicissitudes accumulées au cours de l’existence, et d’en retrouver l’énergie vitale originelle et sublimer son plein potentiel thérapeutique.

 

L’élixir spagyrique sera bien supérieur à une extraction plus classique comme les teintures hydro-alcooliques (macérations de plantes dans de l’alcool), puisque celui-ci contiendra un plus grand nombres d’éléments curatifs, y compris les oligo-éléments (les cristaux de Sel), généralement absents des teintures et extraits traditionnels. L’élixir spagyrie pourra ainsi exercer une action à la fois physique et énergétique, c’est à dire à la fois sur le corps, mais également sur l’âme et l’esprit, ce qui en fait un remède très puissant. A ce remède très puissant, il faudra encore trouver une façon de l’assimiler, sa force en étant grandement décuplée. C’est pourquoi afin de soutenir l’être dans son processus de guérison, on lui trouvera différentes formes assimilables souvent proches de l’homéopathie.

Séparer et réunir, l'alchimiste proche de sa matière

Pour illustrer un procédé spagyrique, de façon simple, basique et très résumé, nous allons considérer une plante que nous allons “purifier” de ses impuretés accumulées au cours de son existence, puis les réunir en vue d’en obtenir un élixir ou une “Pierre végétale”.

Basiquement, nous allons tenter de purifier 3 composants principaux d’une plante (ou d’un être), à savoir le Mercure, le Soufre, et le Sel, que nous allons extraire suivant divers procédés, pour dans un premier temps les purifier.

 

Le Mercure, volatile, sera plutôt  féminin et se rapprochera de “l’âme” de la plante. Tous les fluides présents dans l’univers comme la pluie ou la rosée peuvent exprimer ce principe.

 

Le Soufre, le feu, actif, se rapprochant plutôt d’un principe masculin, s’apparente à l’esprit, “pneuma”. Il se manifestera plutôt sous forme d’huiles, d’essences, de résine dans les végétaux.

 

Enfin le Sel, qui au sens stricte n’est pas un principe mais plutôt l’union du Soufre et du Mercure, soutient, donne la fixité. On l’extrait en calcinant une plante, puis en purifiant ses cendres par l’eau, cette même eau que nous ferons ensuite évaporer pour en récupérer les sels cristallisés.

 

Une fois ces trois éléments obtenus, nous les réunirons afin d’obtenir notre élixir que nous placerons en couveuse, notre “athanor”, afin de le laisser mûrir. Viendra ensuite le moment de l’ouverture et l’élaboration d’une forme ou l’autre en vue de rendre cet élixir (quelque peu puissant) assimilable.

 

Plusieurs étapes de purification seront donc nécessaires, ce qui peut conduire l’alchimiste-spagyriste à vivre intérieurement de profondes transformations. En y mettant vraiment sa conscience et son coeur, le travail « alchimique » pourra vraiment opérer une réelle transe-formation en nous. Il convient de rester le plus proche possible de sa matière, et en ce qui concerne nos amies les plantes, de se relier avec l’âme végétale afin de nous permettre d’en recevoir les trésors de sa médecine. C’est, de mon point de vue personnel un travail qui peut être intense, et qui demande une réelle présence et sincérité dans son coeur afin d’œuvrer toujours en accord avec la plante, et libéré de tout désir de profit et satisfaction personnel. Paracelse dénonçait fortement les mauvaises conduites de la médecine de son époque et l’avarice des médecins, et je ressens également que ce n’est qu’en se mettant au service du monde végétale avec humilité et bienveillance que nous pourrons entrer en résonance avec la richesse de l’alchimie et la transe-formation qui peut s’opérer en nous et autour de nous. C’est un travail qui demande beaucoup de rigueur, de patience, de générosité, et surtout beaucoup d’amour, on ne l’oublie que trop souvent… Et c’est près de sa matière, au laboratoire, que l’alchimiste acquerra ces qualités, sa matière étant le reflet de son être intérieur. Ora et Labora…

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